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Sylvain Marleau, conseiller financier
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POLITIQUE D’UTILISATION DES FICHIERS « TÉMOINS »

Info-Conseiller de l’OCRCVM

Rapports Info-conseiller de l’OCRCVM

Chroniques financières | Planification

Est-ce que la baisse du prix des maisons aux États-Unis va atteindre le Canada ?

1er décembre 2010 - Je reviens de la Californie où j’ai passé sept jours dans la région de Palm Springs et San Diego. Une semaine ce n’est pas suffisant pour se faire une juste opinion de la vie d’une communauté, mais c’est assez pour susciter quelques questions.

Mon épouse et moi circulions à Palm Springs et avons passé devant le bureau d’une agence immobilière. Nous sommes entrés pour discuter du marché résidentiel. Nous avons eu la chance de rencontrer un homme gentil qui avait le goût et le temps de nous parler du marché immobilier de sa région. En bref, il nous a dit que le prix des maisons était descendu au niveau de l’année 2000 ! OUCH !

Au retour, à l’aéroport, en lisant la revue Money, je suis tombé sur un article qui fait état de la situation de l’immobilier dans la région d’Orange County en Californie (vous pouvez lire cet article en cliquant ici). On y donne des chiffres très inquiétants telles des baisses de valeur de centaines de milliers de dollars pour des centaines de propriétés et des reprises de finances en n’en plus finir…

Je reviens à la maison et je lis un article tiré de la Presse canadienne qui mentionne que le Canada devrait voir les prix des maisons chuter de 25 à 30 % si les taux d'intérêt augmentent d'environ 2 % (voir le texte à la fin du présent article).

Un petit regard sur les annonces classées des hebdos et je constate que plusieurs résidences sont annoncées à un prix de plus de 40 % de la valeur de l’évaluation municipale… En 2001, lorsque j’ai acheté ma propriété, j’ai vendu mon ancienne maison et j’ai acheté ma nouvelle maison sous l’évaluation municipale… Depuis 2001, les villes ont tous augmenté leurs évaluations municipales… De plus, je constate que des immeubles à revenus sont vendus à un coût fixé à 12 fois les revenus alors qu’il n’y a pas si longtemps la vente se situait plutôt à sept fois les revenus!

Il me semble qu’à long terme le coût des maisons devrait augmenter selon le pourcentage de l’inflation, sinon au bout de quelques années plus personne n’aura les moyens d’acheter une résidence ! Est-ce que la baisse du prix des maisons aux États-Unis va atteindre le Canada ?

Qu'en pensez-vous ?

Sylvain Marleau*
Conseiller en placement
Banque Nationale Financière

*«J’ai rédigé le présent commentaire afin de vous donner mon avis sur différentes solutions et considérations en matière d’investissement susceptibles d’être pertinentes pour votre portefeuille de placements. Ce commentaire reflète uniquement mes opinions et peut ne pas refléter celles de Banque Nationale Groupe financier. En exprimant ces opinions, je m’efforce d’appliquer au mieux mon jugement et mon expérience professionnelle du point de vue d’une personne appelée à suivre un vaste éventail de placements. Par conséquent, le présent rapport représente mon opinion éclairée et non une analyse de recherche produite par le Service de recherche de la Financière Banque Nationale.»

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Crise de l'immobilier: un économiste américain prévient le Canada

La Presse Canadienne, Ottawa - L'un des premiers économistes à avoir prédit l'effondrement du secteur immobilier aux États-Unis prévient les Canadiens qu'ils pourraient subir une crise similaire si certaines mesures ne sont pas prises.

Dean Baker, du Center for Economic and Policy Research (CEPR), un centre de recherche économique installé à Washington, ne voit pas pourquoi les prix moyens des résidences au Canada sont environ 50 pour cent plus élevés que ceux constatés aux États-Unis.

Le Canada devrait voir les prix des maisons chuter de 25 à 30 pour cent si les taux d'intérêt augmentent d'environ deux pour cent, affirme M. Baker.

Compte tenu des dégâts économiques que l'éclatement d'une bulle immobilière peut provoquer, Ottawa devrait chercher à resserrer davantage ses réglementations, et la Banque du Canada devrait songer à augmenter ses taux d'intérêt, estime l'économiste.

M. Baker s'est récemment vu décerner le prix Revere, avec deux autres spécialistes, pour avoir été le premier à donner l'alerte au sujet de la bulle de l'immobilier aux États-Unis, cinq ans avant l'éclatement de celle-ci.

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Historique des taux d'intérêts depuis 1980

Juin 2008 - Consultez le document « Historique des taux d'intérêts depuis 1980 » en format pdf.

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Les placements mondiaux et le dollar canadien

Le 12 mai 2008 - Consultez cette publication « Placements FranklinTempleton » en format pdf. Il est à noter que cette publication date de l'année 2006.

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Chine : plus tributaire des États-unis qu'on pourrait le penser

par Clément Gignac,
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

Depuis son entrée dans l'Organisation mondiale du commerce en janvier 2001, la Chine ne cesse d'augmenter sa part du marché des biens manufacturés. En effet, ce pays représente désormais plus du quart de la production industrielle mondiale. Il n'est donc pas surprenant que les exportations chinoises aient littéralement explosé durant cette période, passant d'une moyenne mensuelle de 22 milliards de dollars en 2001 à plus de 50 milliards en 2004. Et elles ne cessent de croître, dépassant même les 60 milliards de dollars en ce début de 2005. La part des exportations dans le PIB chinois est passée de 23% en 2001 à plus de 36% en 2004. Compte tenu de l'importance de l'excédent commercial, il est évident que le commerce extérieur est l'un des principaux facteurs à l'origine de la vigueur de la croissance de l'économie chinoise en ce moment (plus de 9% en 2004). Étant donné que la Chine compte pour 14% du PIB mondial, un ralentissement de ses exportations aurait un impact majeur sur la croissance de celui-ci.Décollage de la Chine

La Réserve fédérale procède actuellement à un resserrement monétaire et nous pensons que, tôt ou tard, les hausses de taux vont freiner les dépenses de consommation des Américains, ce qui se traduira par une diminution de la demande de biens importés en provenance de Chine. Cependant, tous les observateurs ne sont pas de cet avis. En effet, certains économistes aiment souligner la très forte intégration de la Chine avec le reste de l'Asie afin de minimiser l'importance d'un éventuel ralentissement de l'activité aux États-Unis et en Europe. S'il est vrai que l'Asie a absorbé presque la moitié des exportations chinoises en 2004, il ne faut pas oublier que le tiers de ces échanges étaient effectués avec Hong Kong, le deuxième partenaire commercial de la Chine, après les États-Unis.

Principaux marchésDe toute évidence, Hong Kong représente simplement une escale pour les biens chinois qui sont ensuite réexportés vers d'autres marchés sans avoir été transformés. Les réexportations à partir de Hong Kong de biens en provenance de Chine totalisaient 150 milliards depuis les 12 derniers mois. Et quelles étaient leurs destinations principales ? Les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et les pays de la zone euro.

En conclusion, la demande occidentale reste le principal moteur de la croissance des exportations chinoises. Or, étant donné que la croissance économique des pays de la zone euro et du Japon est relativement faible, nous pensons que le ralentissement des dépenses de consommation des ménages américains aura un impact plus important que prévu sur l'économie chinoise.

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La Chine, une force avec laquelle il faut compter

par Clément Gignac,
Économiste en chef et stratège, Financière Banque Nationale

Les prix des métaux grimpent en flèche. L'indice CRB des métaux a fait un bond formidable de 38,1 % depuis 12 mois, enregistrant la plus forte hausse en 12 ans (décembre 1987). Les signes d'une remontée économique cyclique mondiale prochaine exercent des pressions à la hausse sur les prix des marchandises. Cependant, les investisseurs doivent aussi tenir compte des pressions sur les prix provenant des importants changements structurels en Chine. Comme le graphique de cette semaine l'illustre, la part de la population urbaine en Chine est passée de 25 à 40 % en 15 ans seulement. Par comparaison, il a fallu aux États-Unis 30 ans pour atteindre ce niveau de développement entre 1870 et 1900. Comme on le voit ici, il reste un potentiel considérable d'accélération du taux d'urbanisation en Chine - qui n'est actuellement pas plus élevé que celui des États-Unis en 1900. Plus de 20 millions de personnes se précipitent vers les villes chinoises chaque année. Les besoins de nouvelles infrastructures en Chine continueront de soutenir le prix des métaux au cours des prochaines années.

Cependant, l'impact de l'essor économique chinois ne sera pas limité aux seules matières premières. Certains secteurs bénéficieront du changement, d'autres perdront des parts de marché. Les sociétés de transport maritime sont du côté des gagnants. Les données publiées plus tôt ce mois-ci ont indiqué une augmentation du déficit commercial américain qui atteint 152 milliards de dollars en septembre (base annualisée). La dépendance croissante des États-Unis à l'égard des importations chinoises est une aubaine pour le secteur du transport océanique. Selon le Bureau of Labor Statistics, l'indice des prix des navires océaniques entrants a grimpé à un niveau record au troisième trimestre. Cet indice traduit les changements de tarifs payés pour le transport de fret de pays étrangers vers les États-Unis par bateaux transocéaniques, quelle que soit la nationalité de l'expéditeur ou de l'armateur. L'essentiel des augmentations au troisième trimestre a encore été stimulé par une forte hausse de la demande sur des routes du Pacifique. Résultat : les prix du transport entrant de la côte ouest des États-Unis ont flambé de 35 % depuis un an.

Conclusion : Il est encore trop tôt pour définir comment l'essor chinois influera sur nos industries. Les ramifications de l'impact sont encore inconnues. Cependant, nous sommes à l'aise avec notre répartition des actifs actuelle qui surpondère les pays d'Europe, d'Asie et d'Extrême-Orient dans notre compartiment de placements à l'étranger autorisés de 30 %. Notre répartition d'actifs recommandée actuelle est la suivante : 30 % d'actions canadiennes, 25 d'obligations, 17,5 % d'actions EAEO, 12,5 d'actions américaines et 15 % de liquidités.

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L’union monétaire nord-américaine ?

De 1974 à aujourd’hui, le dollar canadien est passé de 1,04$ à près de 0,65$ US. Ce déclin fait entrevoir à plusieurs canadiens, la pertinence d’adopter le dollar américain comme monnaie officielle du Canada.

Monsieur Richard G. Harris, professeur d’économie à l’Université Simon Fraser (Colombie Britannique), est en accord avec l’union monétaire nord-américaine. Je vous présente ici les arguments qu’il soulève en faveur de cette orientation.

Dans un premier temps, il soutient que la participation à une union monétaire nord-américaine s’intègre logiquement aux tendances croissantes d’intégration économique continentale et mondiale.

La réticence du Canada à adhérer à cette union est souvent due à la crainte de renoncer à son indépendance monétaire, alors que l’on sait très bien que l’indépendance monétaire est très illusoire puisque les marchés internationaux dictent les taux d’intérêt et que l’intégration économique nord-américaine entraîne une harmonisation de l’inflation et des cycles commerciaux au Canada et aux États-Unis.

Si l’on considère que, depuis la signature de l’Accord de libre-échange, les exportations du Canada sont passées de 25% à plus de 40% du PIB et que 80% de ces exportations sont destinées aux États-Unis, il est clair que le commerce nord-sud dépasse le commerce sud-ouest.

La volatilité du dollar canadien représente un problème majeur pour l’économie. La fluctuation du taux de change donne lieu à des structures de coûts imprévisibles pour les entreprises canadiennes; comme elles fonctionnent de plus en plus en dollars américains, elles absorbent pratiquement tout le risque lié au taux de change. Qu’on le veuille ou non, il faut être conscient que la devise américaine est en passe de devenir la devise commerciale d’un large pan de l’économie. Le secteur privé utilise de plus en plus le dollar US, la plupart des dépôts bancaires au Canada sont déjà libellés en argent américain et une part croissante de la comptabilité du secteur privé est exprimée en dollar US.

L’union monétaire nécessiterait-elle aussi une harmonisation des politiques dans d’autres secteurs d’activités ? Selon M. Harris, la réponse est davantage reliée aux orientations politiques car, dans plusieurs secteurs, les décisions sont indépendantes du taux de change. Il faut se rappeler que c’est à l’époque où les taux de change étaient fixes que le Canada s’est forgé sa propre identité socio-économique (assurance-maladie, assurance-hospitalisation, péréquation, régimes de pension).

Selon l’auteur, l’union monétaire nord-américaine augmentera les chances de croissance économique soutenue au Canada tout en laissant une certaine latitude pour les innovations sociales.

Richard G. Harris apporte plusieurs autres arguments en faveur de l’adoption du dollar américain, je vous invite à visiter le site www.isuma.net/v01n01/harris/harris_f.shtml pour plus de renseignements.

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Se peut-il que le nombre important de baby-boomers ait des répercussions sur le prix de vente de votre maison au cours des prochaines années ?

À première vue cela peut paraître improbable, mais plusieurs observateurs prédisent une chute des prix des résidences due au trop grand nombre de baby-boomers voulant vendre en même temps.

Le démographe David Foot et plusieurs autres chercheurs appuient cette hypothèse, affirmant qu’au regard de cette situation, le nombre potentiel d’acheteurs ne peut que diminuer ce qui entraînera inévitablement une chute des prix.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement a publié une étude réfutant ces allégations. Les auteurs de l’étude expliquent l’évolution du prix réel des logements au Canada, au cours de 40 dernières années, et ils constatent qu’il y a eu deux périodes de hausses importantes (1973-1975 et 1985-1989) et deux périodes de fortes diminutions (1980-1982 et 1990-1992). Leurs prédictions s’appuient aussi sur une étude qui prédisait que, durant les années 1990 à 2010, le prix réel des logements diminuerait de 47% (aux USA), en raison du vieillissement de la population, ce qui ne s’est pas encore produit. Ils affirment aussi que l’incidence démographique est compensée par une hausse du revenu réel et que les fluctuations des revenus réels et les taux d’intérêt ont davantage de répercussions sur la valeur des maisons que les changements démographiques.

Selon leur conclusion, le prix des logements ne diminuera pas au Canada au cours des prochaines années. L’affirmation selon laquelle les prix vont baisser devient concevable uniquement dans les provinces où la population diminuera considérablement dans les principaux groupes d’âge, au cours des 20 prochaines années, notamment dans les provinces de l’Atlantique et en Saskatchewan. Dans toutes les autres provinces, on prévoit un prix supérieur au prix actuel, particulièrement dans les provinces de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique qui connaîtront une forte croissance démographique.

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Votre charge fiscale serait-elle moins lourde aux États-Unis ?

On entend de plus en plus parler de canadiens qui déménagent aux États-Unis parce qu’ils paient moins d’impôts… et l’on doit admettre qu’ils n’ont pas tort.

Prenons l’exemple d’un couple avec enfants dont l’épouse ne travaille pas à l’extérieur. Si on suppose que ce couple a un revenu annuel de 75 000$CA, une maison de 175 000$CA et une hypothèque de 100 000$, il paie des impôts annuels (fédéral, provincial et charges sociales) de 26 500$CA.

Supposons maintenant que ce couple vend la maison et déménage à Boston. S’il reçoit un revenu identique soit 50 000$US, qu’il achète une maison de 275 000$US (donc une hypothèque de 225 000$ puisqu’il aura versé en acompte, le revenu net de la vente de sa maison au Canada soit 75 000 $CA ou 50 000$US), les impôts qu’il aura à débourser seront d’environ 8 500$US ou 12 900$CA : une différence de 14 000$CA par année.

Toutefois, si on considère que le montant des paiements hypothécaires sera plus élevé d’environ 1 000$CA par mois, le niveau de vie est donc similaire (moins d’impôt aux États-Unis mais des paiements hypothécaires plus élevés). Par contre, dans 20 ans, lorsque la maison sera payée, ce couple possèdera une valeur immobilière plus grande d’environ 265 000$CA (maison libre de dette d’une valeur de 275 000$US ou 440 000$CA aux États-Unis) comparativement à une maison libre de dettes de 175 000 $ CA au Canada.

Notre couple a t-il pris la bonne décision en déménageant aux États-Unis ? Côté fiscal, sans aucun doute. Toutefois, notre analyse ne fait aucune comparaison en ce qui a trait à la qualité de vie et au coût de la vie.

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